****
Genre : Jeunesse
Titre original : Life on the refrigerator
door
Editeur français : Albin Michel Jeunesse : 10€
Editeur anglais : Macmillan Children's Books : 10,72€
Editeur américain : Harper Collins : 10,76€
Synopsis : Claire a quinze ans et vit seule avec sa mère divorcée. Sa mère est médecin et travaille donc beaucoup. Comme elles ne se voient pas beaucoup, elles communiquent à travers des
post-it collés sur le réfrigérateur. Jusqu'au jour où la maman de Claire tombe malade. Un cancer du sein. Et elles continuent de s'écrire des post-it jusqu'à la fin...
Un extrait :
" Tu avais l'air fatiguée hier soir, maman, j'y ai repensé en allant me
coucher. Ext-ce que c'est plus inquiétant que je ne le crois? Parfois, on dirait que c'est plus facile de poser les questions par écrit, pour te demander commetn tu vas et comment ça se passe
avec le médecin, tout ça.
Je me grouille d'aller en cours. je dois retrouver Michael après,
je ne serai sans doute pas là pour le dîner.
Bisous
Coucou Claire,
Et si tu invitais Michael à dîner ici un de ces
jours? Il faut qu'on fixe un soir où je ne suis pas de garde. C'était triste ici sant toi, ce soir. Jeannot n'a pas beaucoup de conversation!
Je sais bien que c'est plus facile de poser ces questions par
écrit. J'essaie de réfléchir à certaines des réponses.
Je t'aime,
Maman"
J'ai découvert ce livre par hasard en passant à la FNAC, dès que je l'ai feuilleté j'ai su qu'il fallait que je le
prenne. Je n'ai malheureusement pas trouvé de réponses à mes questions, mais y en a-t-il vraiment?
D'un point de vue technique, ce livre est très court et se lit très vite. Le style post-it est assez original, une
nouvelle version du roman épistolaire?
Emotionnellement, il est très dur, enfin peut-être pas pour tout le monde, mais pour moi oui. J'ai pleuré du début à
la fin. J'espérais qu'il finisse bien mais je me doutais que ce ne serait pas le cas.
Ce livre est une bonne représentation de l'attitude face à la maladie d'un proche. D'abord l'inquiétude, l'attente.
Puis la négation quand le couperet tombe, la certitude que ça va aller. Après tout, d'autres s'en sont sortis avant. Puis viennent les complications, et là on fait comme si de rien n'était,
parce que finalement il faut continuer à vivre et lutter silencieusement. Donc après la certitude c'est l'espoir qui prend place. Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Puis un jour, il y
a la réalisation. On se prend tout en pleine figure. Dans le cas de Claire, il est trop tard.
Puis il y a le point de vue du malade, celui qu'on ne connaît pas, celui sur lequel on s'interroge, le questionnement
continuel au sujet de cette personne qu'on aime tant et qui ne parle pas : que ressent-il/elle? à quoi pense-t-il/elle? Comment fait-il/elle?
Derniers Commentaires