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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 18:24
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undefinedBiographie : "Jorn Riel, né en 1931 au Danemark, est bercé pendant toute son enfance par les récits de voyage de Knud Rasmussen et de Peter Freuchen. C'est là, au domicile familial de Copenhague, qu'il construit son imaginaire. En 1950, Jorn Riel s'engage dans les expéditions du docteur Lauge Koch pour le Nord-Est du Groenland et y reste seize ans. Il en rapporte une bonne vingtaine d'ouvrages. Son oeuvre est dédiée pour une part à Paul-Emile Victor - les deux hommes se sont cotoyés sur l'île d'Ella -, pour l'autre à Nugarssunguag, la petite-fille groenlandaise de Jorn Riel. Elle comprend la série des "Racontars arctiques", fictions brèves ayant pour héros les mêmes trappeurs groenlandais amoureux de cet être absent de la banquise : la femme, et des trilogies : 'La Maison de mes pères' et ' Le Chant pour celui qui désire vivre'. Après un détour chez les Papous dans La Faille (Gaïa Editions, 2000), Jorn Riel est revenu au Groenland avec Le canon de Lasselille et autres racontars (Gaïa Editions, 2001) et une nouvelle trilogie, 'Le garçon qui voulait devenir humain' (Gaïa Editions, 2002). Son dernier roman, La Circulaire et autres racontars, a paru aux Editions Gaïa en 2006. Il vit aujourd'hui en Malaisie, "histoire de décongeler", comme il se plaît à le dire."

Bibliographie :
* Un safari arctique (1994)
* La Passion Secrète de Fjordur (1994)
* La Maison de mes Pères : Un récit qui donne un beau visage (1995); Le Piège à Renards du Seigneur (1995); La Fête du Premier de Tout (1995)
* Le Jour avant le Lendemain (1998)
* Un curé d'enfer (1998)
* Le Voyage à Nanga (1999)
* La Vierge Froide et Autres Racontars (1999)
* Un Gros Bobard et Autres Racontars (1999)
* La Faille (2000)
* Le Canon de Lasselille et Autres Racontars (2001)
* Le Chant pour Celui qui Désire Vivre : Hek (2001); Arluk (2001); Soré (2001)
* Le Garçon qui voulait devenir un être humain : Le Naufrage (2000); Leiv, Narua et Apuluk (2002); ...et Solvi (2002)
* Ballades de Haldur et Autres Racontars (2004)
* Le Roi Oscar (2004)
* Une Epopée Littéraire (2006)

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Genre : Littérature Scandinave

Titre original : Den Kolde jomfru og andre skroner

Editeur Français : 10-18 : 6€

Synopsis : " Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique, il a rapporté des anecdotes, des récits, des 'racontars'. En un mot, des histoires d'hommes seuls sur une terre glacée où le soleil, l'hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d'étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d'enfants. les solitaires s'emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller 'se vider' chez un ami. Ces nouvelles de l'Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l'épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d'abolir le présent et de faire naître des légendes."
Michèle Gazier, Télérama

Je vous fais ici un petit résumé de mes préférées :
La Vierge Froide
...ou les ravages d'Emma...

Mads Madsen a une imagination fertile, et un soir il décide de raconter son histoire avec Emma à  William le Noir, son compagnon de chasse. Celui-ci au fil des jours tombe amoureux d'Emma et vit une parfaite histoire d'amour, et troque les droit que Mads Madsen à sur elle contre un fusil et des cartouches. Mais au bout de quelques temps, Emma le quitte pour Bjorken qui à son tour fait du troque avec William, etc...

Alexandre
...où Herbert rencontre enfin le compagnon idéal, et où William le Noir comprend sur le dos d'Anton qu'un coq peut être un mauvais cheval...

Herbert est un chasseur très solitaire, et ses compagnons ne cessent de le quitter pour aller voir ailleurs. Un jour, il trouve et adopte Alexandre, qui devient vite le compagnon idéal. Mais Alexandre ne supporte pas l'hiver, qui est synonyme de nuit sans fin, et se désole de retrouver le soleil pour lequel il vit. Il tombe malade, mais réussit à chanter le soleil à son retour, avant de rendre l'âme.

Le Roi Oscar
...où Halvor nois sa déception dans le schnaps, et où Vieux-Niels se montre bien imprudent dans ses amitiés...

Halvor et Vieux-Niels achète un cochon pour Noël. Mais Vieux-Niels, au grand désarroi d'Halvor se lie d'amitié avec le cochon, appelé Le Roi Oscar. Il en arrive même à s'installer dans la porcherie avec lui. Halvor, voyant Noël approcher, se prend à espérer la fin d'Oscar et le retour de son compagnon, Vieux-Niels. Mais après Noël et la disparition du cochon, Halvor se rend compte que Vieux-Niels ne redevient celui qu'il était...
" - Où est-ce que tu caches Vieux-Niels?
- Il est resté là-bas.
Halvor montra du doigt Vieux-Niels qui était resté à bouder un peu plus loin sur la plage.
- Où ça?
Le capitaine Olsen fronça les yeux pour mieux voir.
- Là-bas.
- Ca?
- Ha! Ha! oui, il est devenu un peu bizarre, le vieux. Mais ça va sûrement passer maintenant que vous êtes arrivés, rit Halvor.
- tu te fous de moi ou quoi? grommela le capitaine. Ce cochon, là-bas, serait Vieux-Niels?
- Ha! Ha! Ha!
Halvor se frappait les cuisses.
- Elle est bonne celle-là! Faut reconnaître que Niels n'a jamais été particulièrement propre.
- Ca, là-bas, c'est un cochon, maintenait le capitaine.
- C'est Niels, répondit Halvor un tantinet agacé.
- Ca, c'est la meilleure.
Le capitaine, furieux, tapait du pied.
- Quand je dis que c'est un cochon, c'est que c'est un cochon!
Halvor hurla, hors de lui :
- Et quand je dis que c'est Niels, c'est que c'est Niels! Le cochon, je l'ai descendu avant Noël."


J'ai un avis mitigé sur ce livre, lu dans le cadre du club de lecture des bloggueuses. j'ai un peu de mal avec cet univers masculin, brutal et grossier de trappeurs au Groenland. Cet univers ne me parle pas, et ne m'attire pas. En revanche, j'ai trouvé certains de ces racontars absolument hilarant, et d'ailleurs je me suis fait remarquer plus d'une fois dans le métro parce que je commençais à rire toute seule. Le Roi Oscar surtout m'a beaucoup fait rire, j'adore la chute, je n'ai pas mis la toute fin dans l'extrait pour ne pas gâcher la surprise, mais je trouve que cette histoire est digne des Contes de la Crypte, pour ceux qui connaissent. C'est une série TV d'histoires morbides, présentées par un squelette miniature asthmatique.
La Vierge Froide est très bien aussi, vraiment.
Ce recueil nous présente en fait la vie d'hommes solitaires, enfermés dans leur tête, et nous montre combien l'imagination peut être débordante pour certains, les sauver d'un ennui mortel, leur faire garder la tête sur les épaules, et comment elle peut aussi parfois leur faire perdre la tête.
Il nous donne également un aperçu du quotidien de ces chasseurs, le manque d'intimité, la vie en communauté, mais aussi la solitude très forte qui se fait ressentir lorque la période hivernale est là.
Je ne sais pas si je serai prête un lire un autre livre du même genre, parce que vraiment comme je l'ai déjà dit l'univers ne m'attire pas du tout, même si j'apprécie beaucoup l'humour.


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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:14

valente.gifBiographie : Catherynne M. Valente est née en 1979, à Seattle, Ohio, Etats-Unis, et a grandi dans le nord de la Californie. Elle est sortie du lycée à 15 ans, et a intégrer l'Université de San Diego, puis d'Edimbourgh où elle a obtenu un diplôme en Lettres Classiques et en Luiguistique de Grec Ancien. Puis elle est partie vivre au Japon où elle a passé plusieurs années.
Elle a reçu le prix James Tiptree Jr. pour The Orphan's Tales : In the Night Garden et a été nominée pour le World Fantasy Award.
Aujourd'hui, elle vit avec sa famille dans l'Ohio.



Retrouvez Catherynne M. Valente sur son site officiel et le site de The Orphan's Tales.

Bibliographie :
* Romans : The Labyrinth (2004); Yume No Hon : The Book of Dreams (2005); The Grass-Cutting Sword (2006)
The Orphan's Tales : In the Night Garden (2006); In the Cities of Coin and Spice (2007)

* Poésie : Music of a Proto-Suicide (2004); Apocrypha (2005); Oracles : A Pilgrimage (2006)
Descent : The Descent of Inanna (2006)

* Essais : The Ice Puzzle (2004); Introduction to Jane Eyre (2007)

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***

Genre : Contes (pour adultes)

Editeur Américain : Bantam Spectra : 10,07€

Editeur français : Pas encore de traduction


Synopsis : Une fille, que tout le monde croit être un démon à cause des marques qu'elle a autour des yeux, vit cachée dans le jardin d'un sultanat. Elle rencontre un prince et commence à lui raconter des histoires, les histoires qui sont encrées sur ses paupières : des exploits, des destins particuliers, des secrets, des croyances. Des créatures diverses : sorcières capables de se transformer, des étoiles vivantes, des loups moines, des femmes monstres, des griffons. Et chacun a une histoire à raconter à travers la voix de cette fille, des histoires plus fantastiques les unes que les autres.
"Where the story ends, the magic begins" : Là où l'histoire se termine, la magie commence.

Un extrait (petite traduction perso, dur, très dur!) :

"Un jour, il y avait une enfant dont le visage était comme la nouvelle lune brillant sur les cyprès et les plumes des oiseaux aquatiques. C'était une étrange enfant, pleine de secrets. Elle s'asseyait seule dans le grand jardin du Palais pendant les nuits d'hiver, pressant ses mains dans la neige et la regardant fondre sous la chaleur. Elle portait une couronne de de feuilles d'ail et de glycine; elle buvait aux fontaines d'argent incrustées de lapis; elle mangeait des poires froides sous une voûte de pins les jours de pluie.
Mais cette enfant avait une étrange et merveilleuse marque de naissance, c'est-à-dire que ses paupières étaient tâchées d'un profond indigo sombre, comme de l'encre de Chine. Ca lui donnait un air mystérieux et taciturne comme une chouette sur des chevrons d'ivoire, ou un raton laveur s'abreuvant à une rivière au courant lent. Ca colorait ses yeux de telle manière que quand elle serait grande, elle n'aurait jamais besoin de mettre du kôhl.
A cause de cette marque, elle était crainte, et depuis ses premiers jours, la fille était abandonnée à errer dans le Jardin autour du Palais aux nombreuses tours. Ses parents la considéraient avec inquiétude et terreur, se demandant si sa difformité avait quelques retombées sur leur vertue. Les autres nobles croyaient fermement qu'elle était un démon, envoyé pour détruire la brillante Cour. Leurs enfants, qui vagabondaient souvent dans le Jardin comme un colonies d'oies sauvages, se gardaient de l'approcher, de peur qu'elle ne les maudisse avec ses terrifiants pouvoirs. Le Sultan ne pouvait se décider - après tout, si elle était un démon, il ne faudrait pas offenser sa famille des enfers en la jetant comme de l'herbe coupée. A la fin, tout le monde préféra qu'elle reste simplement silencieuse et loin, pour que personne n'est à se retrouver face à ce dilemme."



The Orphan's Tales : In the Night Garden est un très bon livre, mais très difficile à appréhender. C'est un grande mise en abyme. La fille raconte l'histoire d'un prince qui raconte comment il a rencontré une sorcière qui lui raconte comment sa grand-mère lui a raconté...
Au début, comme je le lisais par petits bouts (dans le bus, à la pause déjeuner...), à chaque fois que je reprenais ma lecture, j'étais un peu perdue pour savoir qui parlait, parce que tous les contes sont à la première personne. Puis je m'y suis habituée et j'ai réussi à apprécier ma lecture.
J'ai trouvé le vocabulaire et le style d'écriture assez difficile à comprendre par moments, c'est un style très poétique, même si ça ne se voit pas dans ma petite traduction, en attendant je ne suis pas traductrice, c'est surtout pour vous donner une petite idée de l'histoire. Bon ce style poétique n'est pas déplaisant, mais rend les choses un peu plus difficiles pour moi qui ai un très bon niveau d'anglais, mais pas parfait. J'espère qu'il sortira bientôt en France, pour que je puisse le relire et finalement comprendre pleinement les points que j'ai sûrement manqués.
Je recommande ce livre aux anglophones avertis, si vous aimez les contes, parce que c'est exactement ça, un conte dans un conte dans un conte dans un conte dans un conte...
Et je tiens à préciser que j'admire vraiment Catherynne M. Valente pour son immense talent et son travail de mise en abyme. C'est splendide et du début à la fin, je me suis demandé comment elle avait réussi à ne pas perdre le fil elle-même dans toute cette imbrication d'histoires;o)

Retrouvez l'avis de Martlet.

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 20:48

Retrouvez la bio- et la bibliographie de Katarina Mazetti ici

***

Titre original : Grabben i graven bredvid

Genre : Littérature suédoise

Editeur français : Gaia : 20€

Synopsis : Désirée, bibliothécaire trentenaire, passe toutes ses pauses déjeuner au cimetierre, assise sur un banc devant la tombe de son défunt mari.
Benny, fermier à 24 vaches laitières, vient jardiner la tombe de ses parents plusieurs fois par semaine, le midi.

Rien ne les rapproche, et pourtant ils partagent le même banc, même s'ils se tapent sur les nerfs mutuellement, à coup de regards en coin et sourires moqueurs.

Mais, on pourrait dire que le destin en a décidé autrement pour eux. Ils se lient et deviennent amants, amoureux? Oui bien sûr, mais trop de choses les séparent : leur mode de vie, leur vision des choses, la politique. Lui cherche une femme qui pourra lui donner un coup de main à la ferme, et lui préparait un bon repas quand il rentre d'une dure journée de labeur. Elle cherche un homme qu'elle peut emmener à l'Opéra sans qu'il se mette à ronfler, et avec qui elle peut parler littérature ou art.  Chacun de son côté essaiera de faire des efforts (hum, vraiment?), enfin du moins c'est ce qu'ils prétendent. Mais bientôt, c'est la séparation. Le seul point commun qu'ils ont, c'est de vouloir un enfant ensemble...

Mon avis : Qui a dit que les histoires d'amour dans les romans se passaient bien!?! Pas vrai du tout... En tous cas, j'ai beaucoup aimé ce livre. Très original à tous les points de vue. Des feuilles roses, les chapitres s'alternent en nous donnant les deux points de vue des personnages sur les événements. Une belle histoire d'amour qui commence si bien, et pourtant, ça se transforme rapidement. Une relation quelque peu particulière où chacun reste campé sur ses positions. Une bonne représentation du "fossé qui sépare les catégories sociales". Mais peut-être aussi un message, que chacun y mette du sien pour faire disparaître ce fossé!

Un passage que j'ai beaucoup aimé :

Une bonne technique de drague ;o)

" Je me suis approché et j'ai tapoté son épaule. Elle s'est redressée avec une ride d'irritation au front. Quand elle m'a aperçu, elle s'est troublée comme si elle avait eu peur. Et moi, je n'étais pas moins troublé.
-Eh bien-oui, bonjour- est-ce que vous... est-ce que vous avez des livres sur l'apiculture? ai-je balbutié en essayant de ne pas exhiber mon sourire assassin.
-J'imagine que oui, et tiens, bonjour! a-t-elle dit, brièvement. Vous n'avez qu'à demander à l'accueil. C'est ma pause de midi maintenant.
Le Blaireau National a canalisé toute son énergie en un bond déterminant.
- Ca vous dirait...de venir faire un tour au cimetière?
Elle m'a longuement regardé.
-Alors là, je suis sûre que vous dites ça à toutes les filles! a-t-elle dit, et ensuite elle a souri comme une gamine en vacances."

Je devrais essayer cette technique un de ces jours ;o)

Ca me fait penser à une citation : "Il fait beau, allons au cimetière" Emmanuel Berl

L'avis de Papillon, de Patch et de Lilly

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