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  • : Les chroniques de Chrestomanci
  • : bonjour et bienvenu(e)! j'ai créé ce blog pour présenter mes coup de coeur littéraires, mais pas seulement, je vais aussi parler ciné et musique. J'attends vos réactions et vos conseils...
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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 11:12

***

Genre : jeunesse

Editeur : Intervista : 12€

Synopsis : M le Maudit est entré dans le monde d'Arthur et mesure maintenant plus de 2 mètres. Il récupère la fiole d'Archibald, qui contient une potion magique qui fait grandir, et transforme ses minuscules séides et des moustiques. Tous ces géants sèment la terreur en ville, brûlant tout sur leur passage. Maltazard veut devenir le roi. Arthur et Sélénia ne mesurant que deux millimètres sont impuissants face à ce désastre, mais Arthur avale du miel pur et retrouve sa taille normale. Il part à la poursuite de Maltazard, tandis que de son côté Archibald s'est allié à Darkos, le fils de M, pour le combattre. Malheureusement, tous les trois sont fait prisonniers...

Mon avis : Meilleur que le troisième, mais toujours un peu décevant, on a perdu toute la magie des deux premiers volumes. Par contre, la découverte de notre monde par un Maltazard qui mesure plus de deux mètres est assez marrante.

Petite histoire du pipeau-traducteur :

"Valiome le traducteur sort un pipeau de sa poche. L'objet est fort joli et semble avoir été taillé dans le tuyau d'une plume d'oiseau. Des dessins minmoys s'enroulent autour de l'instrument qui ne possède pas moins de cinquante trous. Il faut vraiment avoir fait des études pour pouvoir s'en servir, surtout quand on n'a que huit doigts comme tous les Minimoys. Mais Valiome a son diplôme de la fameuse Académie du Rossignol, où maître Berlisse, l'honorable mille-pattes, enseigne depuis la nuit des temps. Berlisse parle autant de langues qu'il possède de pattes et c'est lui qui a mis au point le pipeau-traducteur. Il existe un pipeau pour chaque langue et celui des abeilles fait partie des plus simples. Le plus compliqué est sans aucun doute celui du grillon mexicain. Il possède près de mille trous et, évidemment, Berlisse est le seul à pouvoir en jouer, puisqu'il a une patte pour chaque note."

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 10:36

***

Genre : jeunesse

Editeur : Intervista : 12€

Synopsis : Alors qu'Arthur attend avec impatience la pleine lune pour enfin retrouver sa dulcinée au pays des Minimoys, ses parents décident de partir plus tôt que prévu. C'est alors, que juste avant le départ, Arthur reçoit un message d'alerte par l'intermédiaire d'une araignée, un message qui "au secours", gravé sur un grain de riz. Arthur, impuissant, prévient son grand-père, en espérant qu'Archiblad pourra faire quelque chose. Mais sur la route, Arthur s'enfuit et revient chez Archibald et aidés des Bogo-Matassalaïs, il retourne au pays des Minimoys où Maltazard lui a tendu un piège. Il retient Sélénia prisonnière pour pouvoir se servir de l'ouverture de la lunette pour partir à la conquête de l'autre monde. Seulement, lorsque Malatazard passe, Arthur se retrouve coincé chez les Minimoys pour le restant de ses jours...

Mon avis : Il ne se passe vraiment pas grand-chose dans ce volume un peu décevant, surtout après les deux premiers. L'action n'arrive qu'à la fin. Un volume qui aurait pu être réuni au quatrième tome. Mais, tout de même quelques bons passages, même si on se lasse un peu des comparaisons et métaphores de Besson au fil de la lecture.

Le passage du ramassage des larmes :

"Chaque matin donc, les habitants se réunissaient sur la place, face au palais, et chantaient les louanges de la fleur du jour. Ces cérémonies étaient toujours très émouvantes, et chacun y allait de sa larme. Evidemment, le larmanteur passait dans les rangs et récupérait toutes ces précieuses larmes dans un ver à soie, autrement dit un verre à lui. Toutes ces perles de tristesse, ou de joie, étaient récoltées et mises à l'abri dans un grand vase. A la fin de l'année Sélénielle, qui correspondait bizarrement au premier avril de notre calendrier à nous, le précieux liquide était alors répandu au cours d'une gigantesque cérémonie, appelée la fête du poisson. C'était une cérémonie de la plus haute importance, même si certains la trouvaient grotesque et pensaient que ce poisson d'avril avait tout l'air d'une blague."

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 10:04
Retrouvez la bio- et la bibliographie de Diana Wynne Jones ici

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Genre : jeunesse

Titre original : Howl's moving castle

Editeur anglais : HarperCollins Children's books : 5,99£ (vous pouvez le trouver en édition américaine pour 5,70€)

Editeur français : Pocket jeunesse : 6,60€

Synopsis : Après la mort Monsieur Hatter, fabricant de chapeaux, ses filles doivent arrêter l'école. Martha, la plus jeune part pour apprendre la magie. Lettie suivra un apprentissage de boulangerie et Sophie, l'aînée, doit rester au magasin pour le reprendre après la mort de sa belle-mère, qui en attendant l'exploite sans rien lui donner en retour. Un soir, alors qu'elle ferme seule le magasin, Sophie reçoit une cliente de dernière minute, qui n'est autre que la méchante sorcière des Landes. Celle-ci mécontente jette un sort sur Sophie qui ne pourra en parler à personne. La vieille dame qu'est devenue Sophie décide donc de partir à la recherche de son destin. Elle trouve refuge au château du sorcier le plus craint de la région, Hurlé, qui est réputé pour se nourrir du coeur et de l'âme des jeunes filles qu'il rencontre. Sophie se lie d'amitié avec Michael, l'apprenti de Hurlé, et fait un pacte avec Calcifer, un démon du feu qui est lié par un contrat avec Hurlé. Sophie doit découvrir de quoi retourne ce contrat et trouver un moyen de l'annuler, en échange de quoi Calcifer devra annuler le sort qui pèse sur Sophie. Sophie devient donc la femme de ménage du château, et soulève régulièrement la colère du maître de maison, qui finalement n'est pas aussi méchant que sa réputation le dit. Hurlé est seulement un jeune homme d'une vingtaine d'années qui ne cesse de tomber amoureux de jeunes filles. A cause de ça, il s'est mis à dos la sorcière des Landes qui veut à tout prix le récupérer. Sophie, découvre un nouveau monde, mais également un pouvoir qu'elle n'aurait jamais pensé posséder, celui de donner vie aux choses. Elle et Hurlé, q'uniront pour vaincre la sorcière des Landes.

Mon avis : J'ai découvert ce livre après avoir vu au cinéma son adaptation en animé par Hayao Miyazaki, Le château ambulant. J'avais adoré le film, et j'ai encore plus adoré le livre. Diana Wynne Jones sait comment faire rêver les petits, mais aussi les plus grands. Elle nous emmène dans un monde de magie où tout est possible : un château sur pattes qui donnent sur plusieurs endroits à la fois, un épouvantail qui parle, un chien-homme. Et sur ce fond fantastique, une belle histoire d'amour comme on les aime (d'ailleurs je suis moi-même tombée amoureuse de Howl. Bon il est vrai que j'ai souvent tendance à tomber amoureuse de personnages fictifs, c'est peut-être pour ça d'ailleurs que je suis célibataire hihihi).
Par contre, je vous conseille de voir l'adaptation de Miyazaki en premier, vous n'en aimerez que plus le livre, car l'intrigue de l'histoire n'est pas la même.
En faisant des recherches bibliographiques, j'ai découvert qu'il existe une suite "le château des nuages", je vais donc me lancer dedans très rapidement, dès que j'aurais fini de relire la série des Chrestomanci.

Note 1 : Une chose que j'aime beaucoup chez Diana Wynne Jones, c'est sa manière de réussir à nous faire "voir" les personnages. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, on arrive facilement à se les imaginer, ainsi que leurs sompteux costumes. D'ailleurs le stylisme de DWJ est superbe, enfin dans ma tête du moins ;o)

Note 2 : Je trouve cela extrêmement difficile de résumer les livres que j'ai lus, car j'ai toujours peur de trop en dire, et de gâcher le plaisir du lecteur. Mais d'un autre côté, si je me limite, je trouve que je n'en dis pas assez. Si vous trouvez que je vais trop loin dans mes résumés, n'hésitez pas à me le dire, je ferai plus attention.


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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 09:11

Biographie : Tove Jansson est à Helsinki en Finlande en 1914. Elle a étudié dans différentes écoles d'art (Stockholm, Helsinki, Paris). Pendant la seconde Guerre Mondiale, elle inventa le pays des Moumines pour les enfants. Elle n'a écrit qu'en suèdois. Les aventures de Moumine le Troll connurent un immense succès à travers le monde, elle en a d'ailleurs fait un opéra et elles ont été adaptées en dessin animé. En 1953, Tove Jansson reçut le Prix Nils Holgersson, en 1966 le grand prix international Hans Christian Andersen, et en 1993 le Prix de Finlande. Elle est décédée en 2001, à l'âge de 86 ans.

Bibliographie :
* Série des Moumines : Une comète au pays de Moumine / Kometjakten (1946); Moumine le Troll / Trollkarlens hatt (1948); Les mémoires de Papa Moumine / Muminpappans memoarer (1950); L'été dramatique de Moumine / Farlig Midsommar (1954); Un hiver dans la vallée de Moumine / Trollvinter (1957); Qui va rassurer Tounet? / Vem skall trösta knyttet? (1960); Contes de la vallée de Moumine / Det osynliga barnet (1963); Papa Moumine et la mer / Pappanoch havet (1965)

* Autres romans : A la fin du mois de novembre / Sent i november (1970); Le livre d'un été / Sommarboken (1972); La maison de poupée / Dockskapet och andra berättelser (1978); L'honnête tricheuse / Den ärliga bedragaren (1982); Le champ de pierres / Stenakern (1984); Voyage avec bagage léger / Resa med lätt baggage (1988)

* Autobiographie : La fille du sculpteur / Bidhuggarens dotter (1968)

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Genre : Jeunesse (à partir de 8 ans)

Titre original : Trollkarlens hatt

Editeur : Nathan (collection : Contes) : 5,70€

Synopsis : Dans la vallée, vit une famille, la famille Moumine, avec Maman Moumine qui ne sort jamais sans son sac à main, Papa Moumine qui écrit ses mémoires et Moumine, qui a l'insouciance de son âge. Les Moumines sont très généreux et très accueillants et hébergent beaucoup de monde dans leur maison. On trouve également les compagnons d'aventure de Moumine : Snif (son meilleur ami), le Snorque, Mademoiselle Snorque (soeur du Snorque, et Moumine est amoureux d'elle), le Renaclerican (c'est le plus mature du groupe), l'Emule (le collectionneur qui porte des jupes). Tout ce petit monde vit tous les jours de grandes aventures et surtout lorsqu'ils découvrent le chapeau du sorcier qui transforme tout ce qu'on met dedans, mais les transforme en quoi? Ca c'est la surprise. Egalement, une histoire de Rubis Royal, de sorcier monté sur une panthère (celui qui a perdu son chapeau), une courabou furieuse, un voyage en bateau, une tempête, le départ du Renaclerican...

Un extrait :

"En effet, ce qui reste assez longtemps dans un chapeau de Sorcier finit par se transformer. En quoi? On ne le sait jamais à l'avance. En tous cas, c'était un sacré coup de chance, que le chapeau n'aille pas au papa Moumine. Sinon, il l'aurait gardé plus longtemps sur la tête, et qu'est-ce qu'il serait devenu? Seul le grand Schnouf (protecteur de toutes les petites bêtes) le sait. Tandis que là, papa Moumine eut juste une minuscule migraine qui disparut dans l'après-midi.
Mais les coquilles d'oeuf, qui étaient restées dans le chapeau, se mirent à changer. Elles étaient toujours blanches, mais elles grossissaient de plus en plus et devenaient toutes molles et contonneuses. Au bout d'un moment, le chapeau fut plein à ras bord. Alors cinq petits nuages ronds se détachèrent du chapeau, voguèrent vers la véranda, rebondirent tout doucement sur les marches et s'arrêtèrent en l'air, un peu au-dessus du sol. Le chapeau du sorcier était vide"

La recette du punch de papa Moumine :

"Histoire de lui donner du goût, il ajouta des raisins de Smyrne, des amandes, du lotus confit, du gingembre, du sucre, de la noix de muscade, un peu de citron et quelques litres de liqueur de sorbier. De temps en temps, il goûtait pour voir si c'était bon. C'était très bon."

Mon avis : Les Moumines, c'est très mignon, y a pas à dire, mais ça reste pour les enfants. C'est un peu niais, gentillet, mais on y trouve certaines valeurs pédagogiques, ce qui est important dans un livre jeunesse. Comment gérer le départ de quelqu'un, être généreux et savoir partager...
Même si je suis un peu vieille pour ce genre de lecture, j'ai tout de même passé un très bon moment de lecture, et j'ai beaucoup ri. Cependant, je me suis faite avoir, je n'ai pas lu le premier. En effet, Nathan en a réédité certains en 2005, mais pas le premier, donc on est un peu perdue au niveau des personnages et notamment de leur description physique.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 09:21

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Genre : Jeunesse

Editeur : Intervista : 12€

Synopsis : Voilà la suite de Arthur et les MInimoys où nous avions quitter nos amis au moment où ils s'enfuyaient du Jamaïbar pour échapper à l'effroyable Darkos, fils de M... le Maudit. Nous voilà donc, dans ce deuxième volume, là où nous les avions laisser. Arthur, Sélénia et Bétamèche continue leur route à travers les Sept Terres pour retrouver le palais de Maltazard le Maudit, pour mettre fin à sa dictature. Pour cela, une seule solution : le tuer. Une fois arriver à dos d'araignée à l'entrée de Nécropolis, il se rendent au marché  de Nécropolis, (où l'on rencontre diverses créatures plus étranges les unes que les autres, comme les Balong-Botos qui ont de grandes oreilles :" Les Balong-Botos ne tuent pas d'animaux alors ils n'ont pas de couverture en fourrure pour se protéger des hivers rigoureux qui sévissent dans leur région. Aussi, les parents tirent sur les oreilles des enfants, dès leur plus jeune âge, pour qu'elles s'allongent et qu'ils puissent s'enrouler dedans pendant l'hiver. Ainsi va la tradition, depuis des milliers de lunes") en essayant de passer incognito, mais forcément ça tourne mal, mais comme à leur habitude nos héros s'en sortent une nouvelle fois.

Le moment est arrivé où ils arrivent enfin au palais de Maltazard. Sélénia, têtue comme un gamoul, veut mener sa mission à bien, seule, et abandonne donc Arthur et Bétamèche devant les portes du palais, sans avoir au préalable donner un premier (et dernier?) baiser à Arthur qui devient par-là même Prince, et avec des pouvoirs qu'il ne connaît pas. Au moment où Bétamèche vient le féliciter pour ce superbe mariage, Darkos arrive et les convie à une petite fête...en prison, où heureusement Arthur retrouvera son grand-père Archibald. Sélénia faite prisonnière également les rejoindra très vite et une triste fin les attend tous les quatre ainsi que le peuple entier des Minimoys. Maltazard le magnifique a décidé d'utiliser un système d'irrigation pour innonder les Minimoys et ainsi les noyer, car comme chacun le sait les Minimoys ne savent pas nager. Nos héros s'en sortiront-ils sains et saufs? Reussiront-ils à sauver leur peuple d'une extermination par noyade? Arthur et Archibald retourneront-ils dans leur monde? Retrouveront-ils le trésor pour payer le méchant Davido et sauver et la maison et le terrain? Ah que de rebondissements... Mais comme on dit tout est bien qui finit bien.

Mon avis : Je n'ai pas changé d'avis, j'adore toujours autant. Là j'ai d'ailleurs commencé le troisième tome. Je préfère quand même ce tome là pour l'instant, car on a plus d'avancement dans la relation Sélénia-Arthur, notamment avec la preuve qu'Arthur donne de son amour à Sélénia.

"(Sélénia) L'amour, ce n'est pas protéger ce qu'on ne veut pas perdre! L'amour c'est donner tout à l'autre, même sa vie, sans hésiter, sans même y penser!

Arthur est troublé/ Il voyait l'amour comme quelque chose de grand et fort, mais avec des contours encore mal définis. Le seul effet qu'il lui connaissait c'était cette chaleur incontrôlée qui lui traversait le corps comme un chocolat chaud, et qui avait la fâcheuse tendance à faire battre son coeur beaucoup plus vite.

Il fallait donc respirer davantage et plus il respirait, plus sa petite tête lui tournait. Voilà ce qu'était pour lui l'effet de l'amour, une douce liqueur qui faisait perdre l'équilibre. Il n'avait pas compris que l'enjeu était beaucoup plus important, et qu'on pouvait à l'occasion, y laisser sa vie.

-Tu serais prêt à donner la tienne? Par amour pour moi? lui lance Sélénia, toujours aussi espiègle. Arthur est un peu perdu. Il n'y a pas d'issue dans son bocal. Seulement une paroi lisse qui le laisse tourner en rond.

-Ben...si c'est la seule façon de prouver son amour...oui, concède-t-il, pas vraiment rassuré par la tournure que pourraient prendre les événements.

Sélénia se rapproche et tourne autour de lui, comme une souris autour d'un morceau de fromage.

-Bien... voyons si tu dis vrai, lance-t-elle. Recule!

Arthur prend quelques secondes pour réfléchir. Si un pas en avant n'engage à rien, il en est sûrement de même pour un pas en arrière. Il recule donc légèrement, se réjouissant d'avoir passé cette première épreuve.

-Recule encore, lui ordonne Sélénia, une pointe de machiavélisme dans le regard. Arthur jette un coup d'oeil à Bétamèche qui lève les yeux au ciel et soupire. Les jeux de sa soeur ne l'ont jamais amusé. Surtout celui-là qu'il semble connaître par coeur.

Arthur hésite un instant encore, puis recule d'un bon pas.

-Recule encore! lui ordonne à nouveau Sélénia.

Arthur regarde discrètement derrière son épaule. Il y a bien le précipice, celui qu'ils suivent depuis des heures. Une belle crevasse, tellment profonde qu'elle disparaît dans le noir absolu.

Arthur comprend mieux l'épreuve. On est loin du Jacadi traditionnel.

Mais le eptit homme se doit de prouver son courage et il recule une nouvelle fois, jusqu'à ce que ses talons touchent le bord du précipice.

Sélénia affiche un beau sourire, témoin de sa satisfaction. C'est qu'il est docile ce petit poisson, a-t-elle l'air de penser, mais l'épreuve n'est pas finie.

-Je t'ai demandé de reculer. Pourquoi t'arrêtes-tu? Tu n'as plus confiance?

Arthur est un peu confus et n'arrive pas à fair ele lien entre l'amour et la confiance, le pas en arrière et le gouffre qui l'attend. Il regrette d'un seul coup toutes ces heures où il a sommeillé en cours de mathématiques. Peut-être qu'avec de meilleures notions, il aurait pu résoudre cette équation qui lui paraît aujourd'hui insoluble.

-Tu n'as pas confiance en moi? insiste Sélénia, trop heureuse de prouver les limites de l'amour et le bien-fondé de sa théorie.

-...Si! lui répond Arthur, j'ai confiance en toi.

- Alors pourquoi tu t'arrêtes? lui lance la princesse, aussi sûre d'elle que provocante.

Arthur cherche un peu et trouve sa réponse.

Il se redresse doucement, gonfle ses petits poumons et regarde Sélénia droit dans les yeux.

-Je m'arrête...pour pouvoir te dire adieu! dit-il solennellement.

Même si Sélénia continue à sourire, une lueur de panique se lit dans ses yeux.

Bétamèche, lui, a compris tout de suite.

Le pauvre gamin, trop honnête et trop entier pour jouer au jeu pervers de sa soeur, va commettre l'irréparable.

-Ne fais pas ça, Arthur! bredouille Bétamèche, trop inquiet pour faire le moindre mouvement vers Arthur.

-...Adieu! dit Arthur, plus théâtral que Sarah Bernhardt.

Le sourire de Sélénia se décompose, comme un château de cartes trop longtemps resté en équilibre. Ce qui n'était qu'un jeu va tourner au cauchemar.

Arthur fait un grand pas en arrière. Sélénia aussi.

-Non! s'écrie-t-elle, ébahie. Elle porte ses deux mains au visage, tandis qu'Arthur disparaît, happé par ce gouffre sans fin.

Sélénia hurle de désespoir. Elle s'est retournée pour ne plus voir le gouffre. Ses jambes ne la portent plus et elle tombe à genoux, comme pour une prière malheureusement bien tardive.

Elle est effondrée, le visage noyé dans ses mains, dans ses pleurs. Elle réalise à peine ce qui vient de se passer.

- C'est sûr qu'avec un test pareil tu risques pas de te marier! lance Bétamèche qui hésite entre colère et désespoir.
Mais pendant que Sélénia pleure toutes les larmes de son corps, les yeux collés au fond des mains, Arthur apparaît en l'air, comme s'il avait rebondi sur quelque chose
."

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 20:55

Biographie : Luc Besson est né en 1959 à Paris. Il est réalisateur, scénariste et producteur, mais également écrivain. Fils d'instructeurs de plongée, il se destinait à une carrière dans ce domaine, mais un accident l'empêchera de continuer ce sport à un haut niveau.

Réalisations cinématographiques : Le dernier combat (1983); Subway (1988); Le Grand Bleu (1988); Nikita (1990); Atlantis (1991); Léon (1994); Le cinquième élément (1997); Jeanne d'Arc (1999); Angel-A (2005); Arthur et les minimoys (2006)

Scénari : Le dernier combat (1985); Subway (1985); kamikaze (1986); Le Grand Bleu (1988); Nikita (1990); Atlantis (1991); Léon (1994); Le cinquième élément (1997); Taxi (1998); Jeanne d'Arc (1999); Taxi 2 (2000); The dancer (2000); Yamakasi (2001); Le baiser mortel du dragon (2001); Wasabi (2001); Le transporteur (2002); Taxi 3 (2003); Fanfan la Tulipe (2003); Michel Vaillant (2003); Les rivières pourpres 2 (2004); Banlieue 13 (2004); Danny the dog (2005); Le transporteur 2 (2005); Revolver (2005); Arthur et les minimoys (2005); Bandidas (2006)

Clips musicaux : Isabelle Adjani-Pull marine (1984); Richard Berry-Visiteur (1984); Serge Gainsbourg-Mon légionnaire (1988); Mylène Farmer- Que mon coeur lâche (1993); Madonna- Love profusion (2003)

Et également beaucoup de productions et de spots publicitaires

Livres jeunesse : Arthur et les minimoys (2003); Arthur et la cité interdite (2003); La vengeance de Maltazard (2004); Arthur et la guerre des deux mondes (2005)

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Genre : Jeunesse

Editeur : Intervista : 12€

Synopsis : Arthur est un garçon de 10 ans, qui reste quelques jours chez sa grand-mère en attendant le retour de ses parents, accompagné de son fidèle compagnon, Alfred. Sa grand-mère lui raconte des histoires sur son grand-père, Archibald, qui s'est volatilisé quatre ans auparavant en ne laissant aucune trace. Archibald était ingénieur et a beaucoup voyagé surtout en Afrique où il s'est lié d'amitié avec le peuple des Bogo-Matassalaï (des hommes mesurant pas moins de 2 mètres) et des Minimoys (à l'opposé des Bogo-Matassalaï, ils mesurent à peine 2 millimètres). Archibald reçut de la part des Minimoys un certain nombre de rubis qu'il a cachés quelque part. Arthur, qui a l'imagination très fertile, prend tout cela au sérieux, et lorsque sa grand-mère est menacée d'expulsion, qu'on lui coupe l'électricité à cause de ses dettes, il décide de partir à la recherche du fameux trésor. Cela va le conduire à des énigmes laissées par son grand-père et il ouvrira, avec l'aide de 5 Matassalaï, la porte qui mène vers le monde des Minimoys, qui vivent dans le jardin.

Lorsqu'Arthur traverse la porte, il se transforme lui-même en Minimoy, rencontre la Princesse Sélénia dont il tombe éperdument amoureux. Il l'accompagnera à Nécropolis, la cité interdite, où elle veut vaincre Maltazard le Maudit qui sème la terreur sur les Sept Terres et veut s'emparer du royaume des Minimoys. Arthur, lui, veut retrouver son grand-père là-bas, et le fameux trésor pour sauver la maison de sa grand-mère, ainsi que le monde des Minimoys menacé par un constructeur immobilier.

Mon avis : Un super roman jeunesse. Je l'ai lu très rapidement (2 jours) alors qu'en plus je travaillais du matin (en général dans ces circonstances j'ai la mauvaise tendance à m'endormir en lisant). Luc Besson est un écrivain surprenant. Dès le début, on ouvre des yeux d'enfants et se met à la place d'Arthur, et on s'emerveille. Très inspiré Fantasy, avec des peuples fantastiques. Des gentils et des méchants. De l'amour. De l'aventure. Du danger. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment.

Des références, et sûrement beaucoup que je n'ai pas vues. Maltazard le Maudit, dit M Le Maudit (Film de Fritz Lang en 1931), car on ne doit pas prononcer son nom, ça porte malheur (does it ring a bell? Bon un indice : Voldemort). On y trouve également des animaux sympathiques, qui ont l'air tout mimi, comme les Mül-Mül : " [...] des sortes de boules blanches ressemblant aux fleurs de pissenlits qu'on souffle dans les champs. Ce sont des Mül-Mül, qui poussent d'adorables petits cris. Des cris d'amour, comme chacun le sait, puisque les Mül-Mül sont bien connus pour l'amour intarissable qu'ils éprouvent l'un pour l'autre." On dort dans des coquelicots. Le monde est tellement différent quand on ne mesure que 2 millimètres.

Le petit Hic : J'ai un peu de mal avec le style d'écriture de Luc Besson. Le style est simple, parfois trop, mais d'un autre côté c'est un livre qui s'adresse aux enfants (mais aussi aux adultes avec une âmes d'enfants, rassurez-vous;-)). Mais ce qui me gêne surtout (bien que ça ne m'empêche pas d'aimer cette série), c'est le côté répétitif. Trop d'expressions sont souvent répétées, et il y a également trop de métaphores qui gâchent parfois un peu la lecture.

En tous cas, j'ai hâte de voir le film ce week end! C'est promis je vous raconterai tout ça.

 

 

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 21:48

Biographie : Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde est né en 1854 à Dublin. Connu pour ses frasques avec de jeunes éphèbes, il est d'ailleurs condamné à deux de travaux forcés à la prison de Reading pour atteinte aux bonnes moeurs. Son homosexualité a fait grand scandale à l'époque. Il meurt en 1900 suite à une méningite, en déclarant : "je meurs au-dessus de mes moyens"

 Bibliographie :

* Poésie : Ravenna (1878); Poèmes / Poems (1881); Poèmes en prose (1894); La ballade de la géôle de Reading / The ballad of Reading Goal (1897)

* Théâtre : Vera ou les nihilistes / Vera, or the Nihilists (1880); La Duchesse de Padoue / The Duchess of Padua (1883); Salomé / Salome (1893); L'importance d'être constant / The importance of being earnest (1895); La sainte courtisane (1893); Une tragédie florentine / A Florentine tragedy (parue en 1908); Un mari idéal / An ideal husband (1895); Une femme sans importance / A woman of no importance (1894); Lady Windermer's fan / L'éventail de Lady Windermer (1893)

* Romans et nouvelles : Le fantôme de Canterville / The Canterville's ghost (1887); Le crime de Lors Arthur Savile / Lors Arthur Savile's crime (1887); The Model Millionaire (1887); Le Prince Heureux et autres contes / The Happy Prince and other stories (1888); Le portrait de Dorian Gray / The picture of Dorian Gray (1891); Une maison de grenades / A house of Pomegranates (1891)

* Autres : De Profundis (1905); The letters of Oscar Wilde (publiées en 1960); Teleny, or the reverse of the Medal (1893)

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Genre : jeunesse

Editeur : Il y a eu énormément d'éditions, que ce soit en grand format ou en poche, je vous laisse donc choisir votre préférée. Moi je l'ai en LIvre de Poche, dans la collection Les Classiques d'Aujourd'hui (10FF), mais apparemment cette édition n'existe plus.

Synopsis : Dans une grande ville, devant la mairie se trouve une statue, celle du Prince Heureux, recouverte de feuille d'or, de deux saphirs en guise d'yeux et d'un rubis qui orne l'épée du Prince. Chaque jour, les gens viennent admirer le Prince Heureux, sa magnificience et son bonheur. Une Hirondelle, tombée amoureuse d'un roseau s'est attardée et a perdu ses compagnes parties en Egypte. Elle trouve refuge au pied du Prince Heureux, lorsque les larmes de celui-ci commencent à lui tomber dessus. Il pleure le malheur et la misère qui l'entoure, et desquelles il n'a jamais été témoin de son vivant. Il demande alors à l'Hirondelle de lui rendre un service, d'aller porter le rubis de son épée à une femme pauvre dont l'enfant est très malade. Trois fois le Prince demande à l'Hirondelle de rester une nuit de plus avant son départ pour la chaleur. Lorsque le Prince décide de se dépouiller de ses yeux en saphir pour aider les pauvres, l'Hirondelle décide de rester à ses côtés pour voir à sa place, cela contre l'insistance du Prince pour qu'elle entreprenne son grand voyage. L'hiver et la neige arrivant, l'Hirondelle meurt après un avoir donner un dernier baiser au Prince, et au moment où elle tombe à ses pieds, le coeur de plomb du Prince Heureux se brise en deux. Le maire passant et voyant l'état du Prince Heureux, décida de le détruire pour ériger une nouvelle statue. Mais lors de la fonte, le coeur de plomd résiste, il est envoyé dans une benne au côté de la dépouille de notre Hirondelle.

"Apportez-moi les deux objets les plus précieux de la ville", dit Dieu à l'un de ses anges; et l'Ange Lui apporta le coeur de plomb et l'oiseau mort.

"Tu as bien choisi, dit Dieu, car dans mon jardin du Paradis, ce petit oiseau chantera à tout jamais, et dans ma ville d'or le Prince Heureux chantera Mes louanges"

Mon avis : Dans ce recueil, il y a trois nouvelles : Le jeune roi, Le pêcheur et son âme et Le Prince Heureux. Je ne parle ici que de cette dernière, car c'est la seule qui m'ait vraiment marquée et dont je me souviens encore 7 ans après sa lecture. C'est une nouvelle qui me rend triste, car elle est réaliste, mais en même temps c'est une grande leçon de bonté et d'altruisme que nous donne ici Oscar Wilde. C'est une nouvelle que je lirai à mes enfants lorsque j'en aurai, si j'en ai un jour, car c'est une valeur que je voudrais leur inculquer. Il est cependant de trouver une intervention de Dieu, pour un homme qui a rejeté la religion, et qui ne s'est converti qu'à la fin de sa vie.

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 19:28

Patrick Süskind

Biographie : Patrick Süskind est en 1949 à Ambach en Bavière. Après des études d'histoire, il commence à écrire des scénarios pour la télévision. Il écrit une pièce de théâtre avec un seul personnage, La contrebasse, dont la première représentation aura lieu en 1981 à Munich et qui sera publiée en 1984. Le Parfum est son premier roman, et lui apportera une renommée mondiale.

Bibliographie :

* Théâtre : La contrebasse / Der Kontrebass (1981)

* Romans : Le parfum, histoire d'un meurtrier / Das Parfum, die geschichte eines Mörders (1986);Le Pigeon / die Taube (1987); Sur l'amour et la mort (2006)

 Nouvelles : L'histoire de Monsieur Sommer / Die Geschichte von Herrn Sommer ( 1991); Un Combat et autres récits  / Drei Geschichten und eine Betrachtung (1976-1987)

Jean-Jacques Sempé

 

Biographie : Jean-Jacques Sempé est né en 1932 à Bordeaux. Il commence sa carrière en publiant difficilement des dessins humoristiques dans la presse. A partir de 1957, le succès arrive, et à partir de 1960 il publie un album par an aux éditions Denoël. Il est très connu pour sa collaboration avec René Goscinny sur la série Le Petit Nicolas.

Bibliographie non exhaustive : * Marcel Caillou (1969) * Le Petit Nicolas (1960-2004) * Catherine certitude de Patrick Modiano * L'histoire de Monsieur Sommer de Patrick Süskind *beaucoup d'albums, dont les plus récents : Multiples intentions (2003) et SEMPE : livre édité en tirage limité à 900 exemplaires en 2004, reproduisant 40 dessins inédits; format 33x24 cm (édition galerie Martine GOSSIEAUX à Paris)

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Genre : Jeunesse

Titre original : Die Geschichte von Herrn Sommer

Editeur allemand : Diogenes : 8,90 Euros

Editeur français : Gallimard; collection Folio et Folio Junior : 6,40 Euros

Synopsis : Le narrateur raconte un épisode de son enfance à Unternsee où vivait un homme étrange, Monsieur Sommer. Monsieur Sommer vivait avec sa femme. Tous les jours, Madame Sommer restait enfermée chez elle à fabriquer des petites poupées qu'elle vendait après tandis que Monsieur Sommer allait parcourir les route à pied pendant douze, quatorze voire seize heures par jour. Il marchait toujours d'un pas rapide avec son bâton qui lui servait de troisième jambe, et ne s'arrêtait jamais. Il ne parlait jamais sauf pour se mumurer des choses à lui-même et soupirer. Après la mort de sa femme, Monsieur Sommer continua sa marche mais les habitants soupçonnaient qu'il marchait même la nuit. Puis, un jour notre narrateur qui rentrait chez lui en passant près du lac vit de loin Monsieur Sommer qui marchait dans le lac...

Un passage qui m'a vraiment fait beaucoup rire :

Le narrateur âgé d'une douzaine d'années, prend des cours de piano chez Mlle Funkel, qui vient d'éternuer sur le piano.

"Moi, j'avais les yeux rivés sur le fa dièse et je pâlissais. A l'extrémité antérieure de la touche était collé - de la longueur d'un ongle environ, d'un diamètre de l'ordre du crayon à peu près, recourbé comme un ver et d'un jaune verdâtre brillant- un petit paquet de mucosité fraîche provenant manifestement du nez de Mlle Funkel, d'où l'éternuement l'avait projeté sur la moustache, où l'index l'avait recueilli dans le mouvement qu'elle avait eu pour s'essuyer, l'index le collant pour finir sur le fa dièse. J'entendis gronder à côté de moi : on reprend du début! Un, deux, trois, quatre...

Et nous jouâmes. les trente secondes qui suivirent comptèrent parmi les plus atroces de mon existence. Je sentis mes joues se vider de leur sang et la sueur envahir ma nuque. Mes cheveux se dressaient sur la tête. Mes oreilles étaient alternativement brûlantes et glacées, et finalement sourdes, comme si elles avaient été bouchées, je n'entendais quasiment plus rien de la jolie mélodie d'Anton Diabelli que je jouais machinalement sans regarder la partition, les doigts la jouaient tous seuls après la deuxième répétition : les yeux ecarquillés, je ne faisais que fixer la mince touche noire en dessous du sol, où était collé le tas de mucosité de Marie-Louise Funkel...encoresept mesures, encore six...Il était impossible de jouer la note sans taper en plein dan sle mucus...encore cinq mesures, encore quatre...mais si je ne tapais pas dedans  et jouais pour la troisième fois fa naturel au lieu de fa dièse, alors...encore trois mesures...Ô mon Dieu, faites un miracle! Dites quelque chose! Faites quelque chose! Faites que la terre s'ouvre! Que le piano s'effondre! Faites que le temps revienne en arrière, pour que je ne sois pas obligé de jouer ce fa dièse!...encore deux mesures, encore une...et le bon Dieu était muet et ne faisait rien, et la dernière, l'horrible mesure était là - elle comportait, je m'en souviens encore précisément, six doubles croches descendant du ré au fa dièse pour remonter au sol de l'octave qui était une noire... Mes doigts descendirent en titubant cet escalier de doubles croches comme on descend aux Enfers, ré-do-si-la-sol...

-Là, fa dièse! me criait-on à côté... Et moi, pleinement conscient de ce que je faisais et avec un parfait mépris de la mort, je jouais fa naturel. "

© Patrick Süskind

Mon avis : L'histoire de Monsieur Sommer est une très belle histoire, mais très très triste. On se demande dès le début pourquoi Monsieur Sommer marche tous les jours sans relâche, mais malheureusement, on ne le saura sans doute jamais. la fin est très surprenante quoiqu'en même temps on s'y attend un peu. Je ne saurai trop comment l'expliquer. Malgré la tristesse de l'histoire de ce Monsieur Sommer, il y a dans ce livre des passages vraiment très très drôles et je suis sûre que vous ne pourrez pas vous empêcher de rire. A lire dans un bus! Comme moi, comme ça les gens se demandent pourquoi vous rigolez tout seul et ils sont jaloux parce que, eux, ils s'ennuient... héhéhé!!!

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 12:06

 

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Genre : Jeunesse, Fantasy

Editeur Américain : Doubleday, 2002, 23,80€ (existe en poche)

Editeur Français : Bayard Jeunesse, 2004, 19,90€ (existe en poche)

Synopsis : Eragon est un jeune fermier, il vit avec son oncle et son cousin dans l'Alagaësia. Un jour, alors qu'il était parti à la chasse pour quelques jours, une pierre apparaît comme par magie devant lui. Il décid ede l'emmener avec lui, ne pouvant la revendre il la garde, jusqu'au jour où il découvre que sa pierre précieuse n'est autre qu'un oeuf de dragon. La geste des dragonniers renaît. A partir de ce moment-là, une grande quête commence pour nos héros, Eragon et Saphira, sa dragonne. Ils seront amenés à affronter de grands périls, et à participer à de dangereux combats, mais ils se rangeront aux côtés des Vardens, des Elfes et des Nains pour combattre l'Empire dictatorial de Galbatorix, lui-même un ancien dragonnier.

Mon avis : Il est vrai que dès le début, on note de grandes ressemblances avec le fameux Tolkien. Mais, contrairement à ce qu'en pensent tous détracteurs de Paolini, je pense que nous devons être indulgents, il a en effet écrit Eragon à l'âge de 15 ans, ce qui n'est pas rien. De plus, ce roman est adapté à un public plus jeune que Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Nous dirons donc que nous avons trouvé l'équivalent de Tolkien pour la jeunesse.

 

Biographie : Christopher Paolini est un écrivain américain, né en 1983 dans le Montana. Il a 15 ans lorsqu'il commence l'écriture d'Eragon, directement inspiré de J.R.R. Tolkien. Eragon, le premier roman de la trilogie L'Héritage, est publié en 2002 aux Etats-Unis, et en 2004 en France.

 

Bibliographie : *Trilogie L'Héritage / Inheritance : Eragon (2002); L'Aîné / Eldest (2005); L'Empire / Empire (?) (2008, 2009?)

 

Eragon Le Film

La sortie du film Eragon dans les salles obscures est prévue pour le 12 juin 2006 aux Etats-Unis, et la France devra attendre le 12 décembre 2006 pour aller le voir dans les cinémas. Le film est réalisé par Stefen Fangmeier, avec Jeremy Irons dans le rôle de Brom, le compagnon de voyage d'Eragon (Une journée en enfer, Lolita, L'homme au masque de fer), John Malkovich dans le rôle du méchant Galbatorix(L'homme au masque de fer, Dans la peau de John Malkovich, Rochester le dernier des libertins), Robert Carlyle dans le rôle de Durza (Trainspotting, The full monty) et un parfait inconnu dans le rôle du héros principal, Eragon, Ed Speleers. Une belle brochette d'acteurs, surtout Jeremy Irons que j'adore. Maintenant reste plus qu'à prendre notre mal en patience et d'attendre le mois de décembre.

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