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  • : Les chroniques de Chrestomanci
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  • : bonjour et bienvenu(e)! j'ai créé ce blog pour présenter mes coup de coeur littéraires, mais pas seulement, je vais aussi parler ciné et musique. J'attends vos réactions et vos conseils...
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 11:16
Retrouvez la biographie et bibliographie de Mathias Malzieu ici

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Genre :  Roman  surréaliste

Editeur : Flammarion : 17€

Quatrième de couverture : " Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le coeur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le coeur de fortune de notre héros à rude épreuve : prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté.
Conte déuéto-moderne de western-spaghetti, La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent.Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning."

Un passage :
" Premièrement , ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton coeur la grande aiiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du coeur sera brisée de nouveau."

J'aime beaucoup l'écriture de Mathias Malzieu, mais je dois avouer que j'ai été un peu déçue. D'abord l'histoire ne m'a pas vraiment parlé, je l'ai même trouvé un peu trop longue. Et autant j'adore le style de Malzieu, cet univers complètement décalé, avec des images surréalistes, mais ici j'ai trouvé la recette un peu trop chargée. On retrouve bien cet univers en décalage, cet univers à la Tim Burton, dans les premières pages on se croirait dans Edward aux Mains d'Argent, avec la sage-femme qui répare bébé Jack, tout en haut d'une colline dans une vieille maison. On se représente bien la scène du manoir de l'inventeur d'Edward. Donc on garde vraiment cet aspect, que j'apprécie beaucoup, mais dans La Mécanique du Coeur, j'ai vraiment le sentiment que Malzieu a un peu trop chargé la dose de surréalisme.
Pourtant j'avais adoré Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, mais bien que le style soit le même, l'histoire était beaucoup plus personnelle, plus autobiographique, et elle m'avait vraiment touchée, parlé... Alors que La Mécanique du Coeur est une jolie histoire, mais sans plus, je me suis parfois ennuyée dans ma lecture.
En revanche, comme la quatrième de couv' le signale on trouve ici une réflexion sur l'amour, mais surtout une belle critique de la société qui n'accepte pas la différence. On retrouve encore ici, dans ce thème, l'influence de Tim Burton, pour lequel e conformisme et l'intolérance sont des sujets de prédilection.
On retrouve également une grande pensée sur l'amour (et par là-même la haine), un sentiment qu'on ne peut pas créer mécaniquement avec le tic-tac d'une horloge. Il faut aimer de tout son Coeur, et être prêt parfois à souffrir en retour...

Note : Nous avons ici un roman à lire avec sa BO. En effet Dyonisos a sorti en même temps un album intitulé La Mécanique du Coeur, sur lequel on retrouve beaucoup d'invités : Olivia Ruiz, Eric Cantonna, Bashung, et beaucoup d'autres. Je n'ai pas lu le livre en même temps que l'album, car le livre est sorti une semaine avant le CD et quand je l'ai vu je n'ai pas pu résister à sa lecture, même si finalement j'aurai pu attendre une semaine de plus. En revanche, du coup je n'ai toujours pas écouté le CD, juste un peu comme ça à la FNAC, mais je ne l'ai pas encore acheté, donc je ne peux pas dire si l'ambiance musicale correspond bien à l'ambiance du livre.

Retrouvez les avis de Tiphanya, de Vanessa, Juliette Alice, et  Virginie
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 12:33

 

 Biographie : Nicola Sirkis est né en 1959 à Antony. Il est le fondateur du groupe Indochine avec Dominique Nicolas, Dimitri Bodianski, et son frère jumeau Stéphane Sirkis décédé en 1997. Aujourd'hui, Nicola Sirkis est le seul membre originel du groupe. Compositeur et parolier, guitariste et chanteur du groupe, il se lance dans l'écriture en 1998 avec un recueil de nouvelles.

Bibliographie : Les mauvaises nouvelles (1998 & 2005)

Il serait en train d'écrire un roman dont la sortie serait prévue en 2008. Mais ça fait déjà un long moment que j'entends cette rumeur?

 

 

                                            

****

Genre : Nouvelles un peu décalées

Editeur : JC Lattès : 12€

Illustrateur : Valérie Lenoir pour l'édition 2005

Synopsis : Les Mauvaises Nouvelles est un recueil de 13 nouvelles (dont une inédite pour l'édition de 2005). Quelques lignes pour chacune de ces nouvelles, histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

La chambre 9 : Un garçon et sa petite soeur fuient le domicile parental pour se réfugier dans la chambre 9 d'un hôtel d'où ils ne voudront plus sortir. C'est la chambre où leurs parents ont passé leur nuit de noces.

China Daily : Un couple arrive en Chine, mais découvre à l'aéroport que leurs bagages ont été perdus. La femme a un soucis et envoie son mari parcourir Pékin, à la recherche d'un objet très féminin, que les chinoises n'ont pas l'air d'utiliser...

Peep Show : Un appartement, des personnes qui font des choses très bizarres : "Ca et là, on entendait de curieux gémissements ... curieux mais après tout significatifs, étant donné ce qui se passait dans l'appartement." Je ne vous décrit pas la suite, je laisse travailler votre imagination, mais soyez sûrs malgré tout que ce n'est pas du tout ce à quoi vous pensez. Un petit indice : ce ne sont peut-être pas des êtres humains...

Justine (à l'heure dite) : Une histoire d'amour téléphonique entre une fillette de onze ans et un drogué d'une quarantaine d'années.

Viêt-nam Glam : "NETTOYAGE TOTAL DU LIEU...NETTOYAGE TOTAL DU LIEU" Un vétéran de la guerre du Viêt-nam, un peu fou sur es bords, vole un avion au musée de  la guerre d'Ho-Chi-Minh-Ville, et va bombarder la plage remplie de touristes.

L'ascenseur sans retour (pour Cline qui n'aime pas les ascenseurs) : Un écrivain a réservé une chambre dans un hôtel de Bruxelles, mais pas au-dessus du 6ème étage, car en plus d'avoir le vertige, il est également claustrophobe et agoraphobe. Seulement, ce jour-là, pas de chance, il y a un tournoi sportif et il se retrouve au 32ème étage. Il est donc obligé de prendre l'ascenseur, qui ne va pas où il veut, mais au sous-sol, où il se retrouve enfermé pendant un certain temps dans le noir...

Chet Baker : Un homme est invité à une soirée un peu spéciale avec des membres de la jet-set bordelaise. Chet Baker joue en musique de fond. Et au moment où l'homme décide de partir, la folie gagne les personnes présentes : "Comme Chet Baker, dix ans plus tôt, à Amsterdam. Un suicide, mais collectif. Tout le monde y passa, y compris le meneur, Frédéric, y compris Louise, la maîtresse de maison, une grande perte certainement pour le tout-Bordeaux". Tous sauf notre homme...

Suicidal Tendencies : Un ado de 17 ans, tout à fait comme les autres, décide de se suicider, mais pas pour des raisons communes. Il n'a personnellement aucun problème, mais ce qui le dérange ce sont tous les problèmes du monde actuel : "Mon suicide à moi, c'est le monde d'aujourd'hui tel qu'il est avec le bien et le mal, le sale et le beau, le beau et le moche, sauf que le bien, il n'est pas assez fin pour réussir à niquer le mal...tout le problème est là."

Le Président Total Killer : Le président de la XXème République, âgé de 95 ans, décide d'exécuter en direct sur toutes les chaînes de télévision du monde, la totalité des citoyens français, grâce à un système d'extermination mis en place à travers la télévision. "Aujourd'hui je vous condamne au châtiment suprême. [...] Il prononça comme dernières paroles juste un "au revoir" et la Marseillaise se fit entendre."

Touch Gang! : Un petit garçon s'amuse à toucher les culottes des jeunes filles qu'il croise dans la rue et décrit la sensation qu'il a eu à ses copains. Un petit garçon... Il raconte tout au docteur. "Ensuite, il m'a dit que pour mon anniversaire - c'est vrai aujourd'hui j'ai quarante-deux ans- je pourrais aller jouer dans le jardin et faire des bulles avec ma maman."

Le train : Un homme s'endort dan sle train de nuit. Il se réveille brusquement, il ne sait pas quelle heure il est. Il décide donc d'aller voir les autres voyageurs mais tous lui répondent que désormais l'heure n'a plus aucune importance. Le train ne s'arrêteré jamais, et la nuit s'étendra à l'infini.

Psychedelic Furs : Un garçon pourvu d'une fourrure malodorante sur tout le corsp rencontre deux jeunes soeurs chinoises, également victimes d'une anomalie physique (elles ont des trompes) à la foire du trône. Ils tombent tous les trois amoureux, et décident de fuir le maître des deux jeunes filles qui les exploitent comme bêtes de foire. Cependant, voyant qu'ils n'arriveront pas à s'enfuir, "ils quittèrent tous les trois ce monde en même temps et dans une jouissance incroyable, tous les trois en même temps, en s'aidant mutuellement, en s'aimant."

Je n'embrasse pas (nouvelle inédite parue dans l'édition 2005) : Cette nouvelle est la continuité d'une chanson d'Indo du même titre. Elle raconte l'histoire d'un jeune garçon qui veut quitter son île pour découvrir le monde. Pour cela, il embarque sur un bateau, où un marin l'a fait monter clandestinement. En échange de nourriture et du silence du marin, il fait tout ce que celui-ci désire, mais il n'embrasse pas. Son corps est retrouvé quelques mois plus tard, échoué sur une plage. Les enquêteurs retrouve son journal à moitié illisible. "Et le mois prochain, comme d'habitude, ouvrez l'oeil... hein! C'est le sixième de l'année. La prochaine fois, on est bon pour un rapport."

Mon avis : Je ne sais pas si ces petits résumés vous ont donné envie de lire ce recueil, en tous cas je l'espère. Pour les quelques réfractaires qui se trouvent parmi vous, je vous fais part de mes coups de coeurs. La nouvelle que je préfère est Psychedelic Furs, car c'est une très belle histoire d'amour (au risque de paraîtr eun peu fleur bleue). je la comparerai volontiers à un conte de fées avec pour morale : il faut accepter la différence. J'ai également beaucoup aimé Suicidal Tendencies et Le Président Total Killer. En effet, ce sont des histoires très réalistes et montrent ce qui nous attend peut-être d'ici quelques années. China Daily est très drôle et pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous. Donc si vous décidez de partir en Chine, prenez toutes vos précautions, mesdames. Dans le genre qui fait beaucoup rire, il y a aussi Peep Show, celle-là vous m'en direz des nouvelles!!!! Et enfin, Je n'embrasse pas, qui est très très triste, mais également très réaliste.

En gros, un recueil de nouvelles tout à la fois tristes, drôles, réalistes, grinçantes. Elles ne se ressemblent pas et pourtant on ne peut pas les dissocier.

On retrouve également toutes les influences de Nicola Sirkis, qu'on retrouve également dans ses chansons, à savoir Marguerite Duras, Pierre Loti, et l'énigmatique J.D. Salinger, auteur des Nouvelles (un hasard comme de par hasard!!!). Cette influence est prédominante dans Les Mauvaises Nouvelles de Nicola Sirkis, notamment dans Suicidal Tendencies, dont le héros, Julien, ne manque pas de nous faire penser à Holden Caulfied de L'Attrape-Coeurs. Mais, on retrouve également cette tendance au pessimisme et cette manie à ce que tout finisse toujours mal, ou ne finisse pas du tout. J'ai également retrouvé dans Le Président Total Killer une note de 1984, l'effet Big Brother is watching you.

Bonne lecture

 

 

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 21:19

 

***

Genre : Inclassable

Editeur : Flammarion : 15€, J'ai lu (sorti en poche en octobre 2006) : 4,50€ avec une très belle couverture

Synopsis : Mathias vient de perdre sa mère et en sortant de l'hôpital, il rencontre un géant, dont le nom est Jack-le-géant. Ce géant l'aidera a faire son deuil et à accepter la disparition de sa mère. Il le suivra partout, l'écoutera et l'emmènera dans un monde fantastique et imaginaire.

 

Mon avis : Ce premier roman de Mathias Malzieu qui est en quelques sortes autobiographique, est un roman magnifique. Peuplé de créatures imaginaires, et d'ombres, beaucoup d'ombres, c'est également un roman très noir dont le thème central est la mort et la perte d'un être cher. Je crois que c'est le livre qui m'a le plus fait pleurer de toute ma petite existence, mais d'un autre côté je l'ai lu à une mauvaise période de ma vie. Mais tout le monde sait que quand on va mal, on aime lire, écouter et voir des choses qui ne sont pas gaies. Pourquoi? C'est là un grand mystère! Malgré cette noirceur, on retrouve l'univers imaginaire et totalement décalé de Mathias Malzieu qu'il a créé avec son groupe Dionysos, pour ceux qui connaissent. D'ailleurs Mathias Malzieu a écrit une chanson sur leur dernier album, Monsters in love, qui s'intitule Giant Jack, dont je vais vous donner les paroles ci-dessous pour vous donner un petit aperçu du livre. Sur la quatrième de couv, on le classe dans la lignée de Tim Burton ou de Lewis Carroll, ce qui n'est pas faux.

 

La chanson Giant Jack de Dionysos :

 

 

Jack comes home / Jack vient à la maison

Giant Jack was dead / Jack-le-Géant était mort
Giant Jack is maybe dead / Jack-le-Géant est peut-être mort
Oh, Giant Jack looks dead / Jack-le-Géant paraît mort
Oh, Giant Jack is not dead / Jack-le-Géant n’est pas mort

He's carrying his shadow / Il porte son ombre
Through the grave city grave / A travers le tombeau de la ville
Skeleton tree growing / Un arbre squelettique poussant
On his own grave / Sur sa propre tombe
He's trembling cold / Il trembre de froid
With a frozen wind blowing / Avec un vent glacial qui souffle
Blowing through his teeth / Qui souffle à travers ses dents
Blowing through his mouth / Qui souffle par sa bouche
Battle on his big blinked eyes / Bataille dans ses grands yeux qui clignent
Jack is on my back now /

 

Jack-le-Géant est sur mon dos désormais

 

  
I was trembling like a bird with no feather on the skin / Je tremblais comme un oiseau qui n’a pas de plume sur sa peau
I had gasoline all over my wings / J’avais du pétrole partout sur mes ailes
He looked like a storm with a solid body / Il ressemblait à une tempête avec un corps solide
He looked like a storm / Il ressemblait à une tempête
He took off his shadow and put it on mine / Il a retiré son ombre et l’a posée sur la mienne
I said: / J’ai dit :
"It's too large for a little me" / “Elle est trop grande pour mon petit moi"
He said: / Il a dit :
"You need this big black shadow /”Tu as besoin de cette grande ombre noire
To fight against the night / Pour lutter contre la nuit
It's a good shadow / C’est une bonne ombre
A bit encumbering /  Un peu encombrante
And cold like ice / Et froide comme la glace
But it will protect you well" / Mais elle te protégera bien”
He said / Il a dit
He wore a strange coat with a hundred pockets full of books / Il portait un étrange manteau avec une centaine de poches pleines de livres
He said: / Il a dit :
"I give you books 'cos books are really good to fight against the night" / “ Je te donne des livres, parce que les livres sont vraiment très bien pour lutter contre la nuit “
Giant Jack shakes my hand / Jack-le-Géant sert ma main
Giant Jack and little me... / Jack-le-Géant et petit moi
Giant Jack is on my back / Jack-le-Géant est sur mon dos
Giant Jack is on my back / Jack-le-Géant est sur mon dos
Giant Jack, Giant Jack / Jack-le-Géant, Jack-le-Géant
Giant Jack is on my back / Jack-le-Géant est sur mon dos

Dionysos

 

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