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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 09:33
Genre : Littérature française

Editeur : Le livre de poche : 5€

Un Président organise une remise de prix non pas aux élèves les plus méritants, mais aux élèves qui ne vivent que de leur passion. Ainsi 7 jeunes de tout le continent sont récompensés allant de Javier qui ne vit que par les escaliers, Victoria qui créé des moteurs, Morwenna qui essaie de fabriquer des ailes.

Ces 7  jeunes vont gagner un séjour sur une île déserte où ils pourront se donner à coeur joie à leur passion. Mais le soucis c'est qu'ils ne se mélangent pas. Après quelques stratagèmes de la part de la Directrice du camp, ils commencent à s'allier, mais la véritable alliance naît lorsqu'une tempête touche l'île et qu'ils doivent trouver un moyen de quitter l'île. Pour cela, ils décident de construire un avion, chacun mettant à contribution ses propres talents.

" On l'aura compris : cette demoiselle insolente aimait trop les oiseaux. Et, chez les oiseaux, ces deux triangles doués du pouvoir magique de faire voler : les ailes.
Alors elle se procurait des ailes par tous les moyens possibles.
Elle chassait au lance-pierres les corbeaux et les merles. A l'étal des bouchers, M; et Mme Ponthydfendizaid, ele dérobait régulièrement les faisans et les pigeons. Petite cuillère après petite cuillère et couteau après fourchette, elle avait distribué toute l'argenterie de sa famille en échange de cailles, de perdreaux, de bécasses.
Son marché fait, elle se retirait dans le coin le plus reculé du grenier familial. Et là, éclairée par une bougie, elle travaillait. Il faut lire le rapport des deux policiers chargés de l'enquête."



J'ai été un peu déçue par Dernières nouvelles des oiseaux. L'histoire est sympa, mais je trouve l'écritue vraiment trop lourde et elle gâche un peu la lecture. Hormis ça, j'aime beaucoup l'histoire qui est très vraie. Les passionnés sont toujours mis à l'écart car ils ne rentrent pas dans le moule et ce dès le plus jeune âge. Ils ne vivent que pour la passion, et je trouve charmant le concept mis en place par Orsenna de réunir plusieurs passionnés et de les faire travailler à un même projet. Ca leur permet en même temps de se socialiser, mais de découvrir qu'ils ne sont pas seuls dans leur passion.

Je pense que ce serait une expérience à tenter pour de vrai;o) Juste par curiosité, pour voir ce que ça donne...

En tous cas, si vous vous attendez à retrouver l'ambiance de La grammaire est une chanson douce, soyez prévenus, ce n'est pas le cas, mais ça vaut le coup de le lire quand même, surtout qu'il se lit très rapidement.


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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 18:51
Genre : Littérature française

Editeur : Le livre de poche : 5,50€

Suite de La grammaire est une chanson douce

Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'"appliquer le programme".
Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants... Leur fuite les conduira sur l'île du Subjonctif. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le Subjonctif est le mode du désir, de l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être...


Nous retrouvons ici Jeanne et Thomas dans la suite de leurs aventures sur l'île des Mots. Ils vont découvrir le vrai pouvoir des mots, mis au Subjonctif. Le Subjonctif fait peur à certaines personnes, car c'est lui qui offre la liberté, qui rend tout possible avec seulement des mots et des rêves. Pas étonnant que Nécrole veuille sans débarasser;o) Mais en tous cas, il a perdu Mme Jargonos, qui n'a qu'un seul souhait désormais, retrouver son bien aimé qui l'a quittée.
Comme quoi il y a de l'espoir pour tout le monde;o)

En fait, ce principe de voiloir supprimer le Subjonctif pour asservir la population m'a étrangement fait pensé au Novlangue de George Orwell dans 1984. En même temps, c'est fondamentalement vrai. Pour asservir totalement une population, il faut l'empêcher de penser, et pour cela supprimer toute forme de langage inutile est le meilleur moyen. Pas pour les populations récentes qui ont connu le monde avant dictature, mais pour les générations futures qui ne connaîtront que ce qu'on leur apprend.

Après La Grammaire est une chanson douce, où Orsenna nous expliquait l'utilité des mots, il nous fait découvrir ici le pouvoir des mots. Le mot fait partie de l'homme libre.

Cependant, je dois avouer que Les chevaliers du Subjonctif m'a quand même moins plus que La grammaire est une chanson douce, même si ici aussi on rencontre quelques auteurs bien connus, tel Ersnest Hemingway;o)

Je vous ai sélectionné un passage ici pour voir si vous repérez le petit jeu de mots ;o)

" Au milieu de la place du village, une toute petite femme vêtue d'une robe noire chantait. La voix montait vers le ciel, droite et fière comme un feu les jours sans vent.
Allez venez, Milord,
Vous asseoir à ma table,
Il fait si froid dehors...
Qu'est-ce qu'un milord? Et quel était ce froid dont parlait la dame, alors qu'il faisait si chaud?
Laissez-vous faire, Milord,
Et prenez bien vos aises,
Vos peines sur mon coeur,
Et vos pieds sur une chaise...
Drôle d'histoire! Mais aucun doute, c'était aussi de l'impératif amical, celui-là, un impératif bienveillant.
J'aurais bien voulu connaître la fin : qu'arrivait-il au milord? Mais le cartographe piaffait."

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 17:29
Genre : Littérature française

Editeur : Le livre de poche : 5€

Jeanne, dix ans, et son frère Thomas, quatorze ans, habitent l'Europe, chez leur mère. Régulièrement, pour aller passer des vacances avec leur père, ils traversent l'Atlantique en paquebot.
Cette année-là, une tempête les surprend. Si terrible qu'ils font naufrage. Ils se retrouvent sur une île. Une île étrange. Une île dont les habitants principaux sont les mots.
En leur compagnie joyeuse et chantante, la vie serait belle s'il ne fallait pas lutter contre deux personnages néfastes, ennemis du bonheur : Nécrole, le dictateur, et l'inspectrice Jargonos, son adjointe.


Je conseille ce livre à tous les collégiens, qui trouvent que les cours de français sont rébarbatifs, ainsi qu'aux amoureux de la langue française. Nous avons tous eu une Mme Jargonos, un jour, comme professeur de français. Un prof qui vous fait apprendre toutes les figures de style de la langue française, qui vous décortique une phrase en sujet verbe COD COI. Mais oui, je sais que ça vous parle tout ça. Il faut suivre le programme, et oublier tout ce qui pourrait mettre l'esprit des jeunes apprentis sur la voie de la réflexion. J'aurais vraiment aimé avoir Mr Orsenna comme prof, s'il enseigne aussi bien qu'il écrit.
On découvre avec Jeanne et Thomas les mots, qui vivent en secteur, ils sont séparés en classe, un peu comme la population pourrait-on dire. Je ne sais pas trop comment parler de ce livre. Il permet de comprendre la fonction des mots dans une phrase, mais ce n'est pas vu d'une manière "scientifique", comme on peut l'apprendre à l'école, ce qui rebute la majorité des élèves. Ici on nous raconte les mots, leur vie, leur histoire, leur quête, leur liaison, leur solitude aussi parfois. Je pense que le mieux est d'illustrer ce que je dis avec un extrait et vous allez comprendre.


"Le nom féminin 'maison' pousse la porte, précédé de 'la', son article à clochette.
- Bonjour, je me trouve un peu simple, j'aimerais m'étoffer.
- Nous avons tout ce qu'il vous faut dans nos rayons, dit le directeur en se frottant déjà les mains à l'idée de la bonne affaire.
Le nom 'maison' commence ses essayages. Que de perplexité! Comme la décision est difficile! Cet adjectif-là plutôt que celui-ci? La maison se tâte. Le choix est si vaste. Maison 'bleue', maison 'haute', maison 'fortifiée', maison 'alsacienne', maison 'familiale', maison 'fleurie'? Les adjectifs tournent autour de la maison cliente avec des mines de séducteur, pour se faire adopter.
Après deux heures de cette drôle de danse, la maison ressortit avec le qualificatif qui lui plaisait le mieux : 'hanté'. Ravie de son achat, elle répétait à son valet article :
- 'hanté', tu imagines, moi qui aime tant les fantômes, je ne serai plus jamais seule. 'Maison', c'est banal. 'Maison' et 'hanté', tu te rends compte? Je suis désormais le bâtiment le plus intéressant de la ville, je vais faire peur aux enfants, oh comme je suis heureuse!
- Attends, l'interrompit l'adjectif, tu vas trop vite en besogne. Nous ne sommes pas encore accordés.
- Accordés? Que veux-tu dire?
- Allons à la mairie. Tu verras bien.
- A la mairie! Tu ne veux pas te marier avec moi, quand même?
- Il faut bien, puisque tu m'as choisi.
- Je me demande si j'ai eu raison. Tu ne serais pas un adjectif un peu collant?
- Tous les adjectifs sont collants. Ca fait partie de leur nature."


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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:31
***

Genre : Littérature française contemporaine

Editeur : Naïve : 12€

Synopsis :
"Chloé Delaume redonne vie à Anne, l'ancien moi du dedans, celui d'avant la destruction du dossier Indochine (1995), celui qui fut fan du groupe dans les années 80 et même après, quand il passa au purgatoire. Oscillant entre je et elle, barbotant dans le jus de mémoire, Chloé Delaume restitue cette folie obsessionnelle qui lui a fait traverser l'adolescence un casque vissé sur les oreilles.
Sans se départir de la puissance poétique qui caractérise son écriture, poursuivant ses interrogations sur le personnage de fiction, elle raconte avec humour ce que c'est qu'être une fan revendiquée, puis cachée (forcément) d'Indochine."

J'ai beaucoup aimé ce livre, très court qui se lit très rapidement. Ca m'a replongée dans mon adolescence. Tout ce dont elle parle sur le fait d'être fan, je l'ai vécu. Oui, et avec Indochine. Je suis née dans les années 80, j'ai donc découvert Indo plus tard, en fait je les ai vraiment découvert avec la sortie de leur best of Unita. Je connaissais avant bien sûr, j'avais surtout des souvenirs de leurs clips. Mais avec Unita une grande histoire d'amour est née. Et comme l'explique si bien Chloé Delaume, il est difficile d'aimer un groupe qui est considéré comme Has-Been, boudé des médias et donc du public. Je me souviens pendant un voyage en Turquie en colo, on était un petit groupe de 6 avec le mono, et tout le monde écoutait du rap ou du hip-hop, ils étaient In soi-disant, et ils me huaient quand je voulais mettre Indo. A chaque fois que je parlais d'Indo, on me sortait L'Aventurier.
Mais moi ce qui me fait bien rire finalement, c'est ce retournement de situation, quand ils ont sorti Paradise et avec le succès de J'ai demandé à la lune, bizarrement, tous ceux qui critiquaient se mettaient à adorer. Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ou bien comme quoi les gens sont des moutons qui veulent être In, et donc font comme tout le monde. En tous, cas j'ai passé un bon moment avec ce bouquin, ça m'a replongée dans cette période de ma vie, où comme Chloé je m'imaginais faire ma vie avec Nicola Sirkis, en me demandant comment réagirait mes parents si je leur présentait à 15 ans un homme de leur âge;o)
D'ailleurs je vous mets un passage du livre :

" Nicola Sirkis est Cancer, 22 juin 1959 à antony (92). Nous avons quatorze ans d'écart, c'est ça qui rend tout compliqué. J'ai treize ans, lui vingt-sept. Je fais un peu plus que mon âge mais ça ne peut pas être suffisant. Je n'ai donc que trois solutions. 1) Lui faire remplir un dossier d'adoption. 2) Attendre d'avoir au moins mes règles pour le demander en mariage. 3) M'en remettre à la magie noire."

En revanche, bien que j'ai beaucoup aimé le côté Indochine, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à accrocher à l'écriture. L'alternance des narrateurs passe encore, mais le côté poétique qui ne veut pas dire grand-chose par moments, excusez-moi mais moi ça ne me plaît pas. Je trouve que ça gâche une bonne partie de la lecture. Parfois il vaut mieux faire simple, ici il aurait fallu.

Retrouvez l'avis de Celsmoon

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 18:52

Biographie : "Murielle Renault a passé la trentaine mais ne s'en soucie pas. Elle a grandi en Normandie mais ne jure plus que par Paris. Elle travaille dans l'informatique mais n'a jamais acheté d'ordinateur. Elle aime sortir mais aussi beaucoup dormir. Elle envoie des courriels mais téléphone peu. Elle aime lire mais aussi écrire. A moins que ce ne soit l'inverse."

Bibilographie : Enfin la vérité sur les contes de fées (2007)

 

 

 

***

Genre : Anti conte de fées;o)

Editeur : le dilettante ("dilettante n. (mot ital.). Personne qui s'adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne se fie qu'aux impulsions de ses goûts. (Le Petit Larousse.)") : 15€

Synopsis : Marion, 27 ans, est étudiante en médecine. Elle vit en colocation avec trois énergumène : Théo, gay, qui tombe amoureux au moins trois fois par semaine, Alban, qui a des problèmes de poids et d'alcool, Simon qui est totalement désabusé par la société. Elle fréquente Antoine, Sciences-Po, qui travaille comme assistant d'un personnage politique. Seulement, Marion est perdue dans la confusion de ses sentiments et sa recherche du Prince Charmant. Femme qui se dit indépendante et libérée, elle se demande s'il est ne devrait pas s'installer avec Antoine, mais étouffe rapidement. De plus, sa relation avec Simon est quelque peu ambigüe... Mais contrairement à ce que l'on nous fait croire depuis notre enfance, les contes de fées n'existent pas...

Un extrait : "Parents. Si vos enfants sont des enfants sages, dites-leur la vérité. Dites leur qu'il n'y a que dans les contes de fées que les princes et les princesses finissent mariés.
En revanche, si vos enfants sont des rêveurs, des cancres et des menteurs, vous pouvez toujours leur dire la vérité.
Je vous parie ma tête qu'ils ne vous croiront pas
."

Mon avis : Un roman rafraîchissant, avec une bonne dose de gaité, des sentiments humains. Et un rebondissement très très inattendus, au moment où l'on commence vraiment à croire au conte de fées de Marion. Merci à Céline qui me l'avait très vivement conseillé. Je ne regrette pas ma lecture!

Nota Bene : Ce livre est une référence à Treize minutes de Nicolas Rey, qui a d'ailleurs écrit l'avant-propos. Je n'ai pas lu ce livre, mais maintenant ça m'intrigue un peu...

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